POURQUOI FAIRE DU COMPOST ?

Le compostage domestique (compostage par les ménages eux-mêmes des déchets de cuisine et
de jardin) est un geste citoyen par lequel on transforme les biodéchets en fertilisant naturel Cela
permet de :

– réduire la quantité de déchets que l’on jette à la poubelle ;

– faire des économies (individuelles et collectives) en achetant moins de sacs-poubelles et
d’engrais et en limitant les frais de collecte et de traitement des déchets ;

– mieux respecter l’environnement en limitant les nuisances liées à la gestion des déchets et à
l’utilisation d’engrais chimiques et en rendant à la terre la matière organique qu’elle nous a
donnée.

Faire du compost, c’est tout bénef !


Composter, ça fait maigrir nos poubelles

La réduction à la source (dite prévention des déchets) est privilégiée en Europe parmi les
différents modes de gestion des déchets. La loi Grenelle 1 (du 3 août 2009) fixe comme
objectif de réduire la production de déchets ménagers de 7 % d’ici 2014.
En France, on estime qu’environ 30 % de la totalité des déchets ménagers sont des déchets
putrescibles (déchets alimentaires et de jardin). Cela fait environ 170 kg par personne et par
an (dont les déchets alimentaires de restaurants et de boutiques et les déchets verts des
espaces verts municipaux). Une partie seulement de ces déchets biodégradables est donc
compostable directement par les particuliers. En outre, tous les déchets de cuisine et de jardin ne
sont pas compostables 
(source Ademe)

Du coup, en compostant soi-même ses biodéchets, ou avec ses voisins, on pourrait détourner de
la poubelle 40 kg par personne et par an. Cela réduirait les quantités de déchets prises en
charge par la collectivité et diminuerait par conséquent les coûts et les nuisances
environnementales liés à leur gestion. Le meilleur déchet est celui qui n’est pas produit !
(source Ademe– guide des déchets ménagers)

Composter, ça fait du bien au porte-monnaie


Jeter à la poubelle les déchets organiques sans les trier = payer .

Faire son compost, c’est économiser de l’argent.


Traiter les déchets – les collecter, les incinérer ou les enfouir en centre de stockage – a un
coût. Il faut les transporter (et le prix du pétrole est élevé)                                                                                                                                                                                                                                                                Il faut investir dans des équipements industriels, faire tourner ces usines… Ce coût est supporté par la collectivité – et répercuté dans

le montant des impôts et des taxes locaux. Au final, c’est le citoyen en tant que contribuable  
qui supporte le coût du traitement des déchets. Si nous compostons nos biodéchets à la source,
chez nous ou avec nos voisins, cela fait des déchets en moins à ramasser et à éliminer, et
donc occasionne moins de frais. Alors que si on jette des déchets qu’on pourrait composter soimême,
on jette de l’argent par les fenêtres.

Faire son compost, c’est disposer d’un fertilisant gratuit

Ça évite d’acheter du terreau ou de l’engrais

.
En plus, composter, ça fait moins de sacs poubelles à acheter.

Composter, ça fait du bien à la planète

On réduit la pollution
- Moins de déchets à traiter = moins de pollution

Si l’on détourne des biodéchets de la poubelle, cela réduit les nuisances liées au transport et au
traitement des déchets.

Moins de camions sur les routes pour collecter les déchets et les acheminer jusqu’aux centres
d’élimination, c’est moins d’émissions de CO2, moins de pollution atmosphérique et sonore, moins
d’encombrements du trafic, moins de risques d’accidents.

Par ailleurs, si les impacts environnementaux du traitement des déchets sont minimisés au mieux
grâce aux techniques disponibles, ils ne sont pas nuls (poussières, polluants…). Le meilleur
déchet est celui qui n’est pas produit !
- Moins d’engrais chimiques répandus = moins de pollution

.
En compostant mes déchets biodégradables, qui sont une ressource à portée de main, je produis
un fertilisant 100% naturel. J’évite donc les nuisances environnementales liées à la production,
au conditionnement, au transport et à la sur-utilisation des engrais chimiques industriels.

Je jardine de façon plus respectueuse de l’environnement.

On évite de gâcher une ressource rare

Pour se nourrir, se loger, se vêtir, se déplacer, se distraire…, on puise dans des ressources
naturelles qui sont en quantités limitées (terres fertiles, eau, combustibles, métaux, bois…). En
fin de course, les produits que l’on a consommés contiennent encore des ressources naturelles
utilisables (matière organique, papier, carton, verre, métal, plastique…). C’est du gâchis de les
jeter.

C’est pour cette raison qu’on trie les journaux et les emballages : pour remettre les matières
qu’ils contiennent dans un cycle de production, et leur redonner vie à travers la fabrication de
nouveaux produits. De la même façon, on peut détourner de notre poubelle les biodéchets pour
remettre la matière organique dans le cycle de la nature et entretenir l’humus, qui rend la terre
fertile. Composter mes déchets biodégradables, c’est rendre à la terre ce qu’elle m’a donnée


Biodechets